"Pour moi, c’est toute une économie des représentations qui est à questionner. Nous, les artistes, fonctionnons encore avec la vision qu’une carrière réussie c’est une carrière internationale, qui se complaît dans la suractivité. Cette suractivité n’est pas nocive culturellement, mais elle l’est écologiquement. Il y a plein de fonctionnements à repenser. Moi, je ne peux plus avoir ce réflexe de dire oui à un projet qui implique que je prenne l’avion. Je dis « je ne peux pas arriver avant telle heure avec mon train » et si ce n’est pas possible de s’adapter à cela et bien tant pis. Je ferai autre chose, je lirai un livre ! Ça me semble essentiel de travailler à l’échelle d’un territoire. La collectivité de commune de Caen, c’est 48 communes, c’est déjà beaucoup et je préfère faire circuler mon énergie à cette échelle. L’implantation, la réflexion sur un territoire à taille humaine m’intéresse davantage qu’un projet extranational."

 

Nicolas Simon